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  Helvetia Nostra

 Non aux Vaudois et Genevois ou Fribourgeois qui voudraient passer leur week-end dans leurs résidences secondaires en Valais, s'ils n'ont pas eu la chance d'avoir déjà construit, acheté ou hérité leur appartement ou leur chalet. Pour tous les Valaisans qui ont dû émigrer après leurs études pour avoir un emploi ou au Fribourgeois qui s'est installé à Genève, ils ne pourront plus garder une attache dans leur canton d'origine. Le paysan qui voudrait transformer sa grange pour passer des vacances au mayen, devra y renoncer. Si l'initiative Franz Weber passe, nombreux seront ceux qui devront renoncer à une aspiration légitime, celle de passer des instants de repos, de détente, d'échange, de plaisir dans un cadre exceptionnel qu'est le Valais. Trop exceptionnel, certainement, tant on peut constater la forte demande.

 En plus des gens de chez nous, qui sont une majorité à avoir des résidences secondaires, il y a des étrangers. Doit-on encore accepter ces étrangers qui viennent partager un moment de leur loisir avec nous ?

 Certes, il y a des problèmes liés aux lits froids. Le mitage des Alpes comme celui du Plateau Suisse est une préoccupation non seulement pour les urbanistes, mais pour nous tous. Chaque région doit avoir le souci de l'aménagement de son territoire. C'est le fédéralisme suisse qui le veut. Ce n'est pas, par une interdiction fédérale, que tous les problèmes se règleront. Au contraire, aux problèmes existant actuellement, d'autres surgiront et plus importants encore.

 Les régions alpines vivent pour une large part du tourisme. Plusieurs formes de tourisme composent le tissu économique. Incontestablement, l'hôtellerie doit être privilégiée. Mais ce n'est, et de loin pas la manière la plus utilisée. Les résidences secondaires sont nécessaires à l'économie touristique. C'est un apport indispensable au secteur et par induction à la construction et aux services qui en découlent. La participation des résidences secondaires à l'économie valaisanne s'élève à 12,6 % du PIB. On ne peut pas s'en priver de manière brutale. Et pourtant, c'est ce que propose l'initiative Franz Weber, avec les conséquences sur l'emploi, 4000 emplois supprimés en Valais, 10000 en Suisse, autant de chômeurs en plus. Est-ce que les chômeurs ne méritent pas plus d'attention que l'apparence sauvage du paysage ?

 

 


 

Dans d'autres cantons, la suppression d'emplois même 10 fois moindre occupe un Conseiller Fédéral, le Conseil d'Etat in corpore, les syndicats, et tout ce que compte comme associations professionnelles, c'est louable et c'est réussi.

 

 

 

 

 

 


Nous devons nous aussi habitants des cantons alpins, jurassiens ou touristiques nous mobiliser pour combattre une initiative destructrice d'emplois pour continuer à proclamer Helvetia Nostra et non pas Vostra Helvetia.

 

 

 

  
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